Coup d'oeil en biais

S.n.d.e: un abonné menacé d’être privé d’eau pour une facture impayée de 100 francs Cfa

Note utilisateur:  / 0

Incroyable, mais vrai. Mardi 25 janvier 2011, un abonné de la S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) a été  sommé de se présenter, muni de son avis de coupure, à son agence de l’immeuble A.r.c, au rond-point Koulounda, à Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville, dans un délai de 48 heures, pour paiement de son solde. Passé ce délai, «à défaut de paiement, la société procédera à la fermeture de votre branchement, sans préavis», a-t-il lu sur l’avis de coupure qui lui a été déposé. Le pauvre abonné a ouvert grand ses yeux d’étonnement. Il n’a, tout juste, que 100 francs Cfa d’impayé! L’infortuné n’est pas le seul dans cette situation. Beaucoup de clients ont reçu, aussi, cet avis de coupure de fourniture d’eau, pour des petites sommes impayées. Il semble que cela est dû, quand ils paient leurs factures, au manque de pièces de monnaie dans les caisses de leur agence. C’est ainsi que la S.n.e les fait payer à la facture suivante. N’est-ce pas curieux?

C.h.u de Brazaville: vu de l’extérieur, c’est maintenant beau, mais…

Note utilisateur:  / 0

Le C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) a fait sa toilette. Les façades extérieures des bâtiments sont recouvertes d’une nouvelle couche de peinture qui confère au plus grand centre sanitaire du pays une beauté que certains établissements publics pourraient lui envier. Par ailleurs, avec le début des travaux de reconstruction du mur d’enceinte, on a mis fin au marché situé sur le trottoir du boulevard Lyautey. Ces coups  de peinture et de balai à l’extérieur augureraient-ils des changements significatifs à l’intérieur même de la structure hospitalière? On en serait loin. L’œil d’un confrère a noté que les murs des salles des malades ont gardé l’aspect d’antan, la peinture n’y étant pas encore renouvelée. Quant à la qualité des soins, il y a encore des soucis. De beaux bâtiments, c’est bien, mais une bonne qualité des soins, c’est mieux ! Et c’est sur ce plan qu’on applaudira les changements qu’ont commencé d’entreprendre les responsables du C.h.u.

Coup de gueule des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi

Note utilisateur:  / 0

Les travailleurs de l’université Marien Ngouabi ne veulent plus subir les événements. Réunis en collège intersyndical, samedi 29 janvier 2011, ils ont constaté, une fois de plus, «que les problèmes de notre unique université sont récurrents et augmentent d’année en année». Pour eux, le gouvernement de la République «n’a jamais fait de l’université une priorité nationale, en lui affectant un budget conséquent». En plus de cela, «le paiement des heures supplémentaires, complémentaires et des encadrements des mémoires et thèses n’est pas effective, à ce jour».  Trop, c’est trop. Alors, ils ont haussé le ton. Dans leur déclaration rendue publique à l’issue de leur réunion, ils demandent au gouvernement la prise en compte du budget de l’université adopté au comité de direction et exigent le paiement immédiat des heures supplémentaires, complémentaires et des encadrements des mémoires et des thèses. «Dépassé le délai de 48 heures,  les travailleurs de l’université Marien Ngouabi se mettront en grève dès mercredi 2 février 2011, à 7h précises». Histoire de dire que notre alma mater, dirigé pourtant par les cadres les plus diplômés, ne marche qu’à coups de grève. Chaque année académique apporte son lot de grève. Les enseignants vacataires avaient déjà débrayé il y a quelques semaines. Cette fois, c’est autour des travailleurs.

Règlements de compte à Boundji, après le triple assassinat. Heureusement, le calme est revenu

Note utilisateur:  / 0

Dans la sous-préfecture de Boundji, à la suite du triple crime d’un soi-disant malade mental (notre coup d’œil du vendredi 28 janvier), au village Ekami, au milieu du mois de janvier, il y a eu une véritable chasse à l’homme. Personnes visées: les parents du présumé criminel. Deux blessés graves, hospitalisés à Boundji, des personnes en fuite et plusieurs maisons saccagées ont été enregistrés. Des familles, aussi, ont été brutalement divisées. Mais, ces incidents ont vite été circonscrits par les autorités locales qui ont réussi à désamorcer la crise, en proposant un chèque de 100.000 francs Cfa à chaque famille éprouvée. En outre, ils ont promis de revenir dans six mois, pour la construction des tombes des victimes. C’est ainsi que le calme revenu, certains fugitifs ont regagné leurs habitations. La vie a repris normalement au village Ekami.

Sur Télé-Congo: pas de sacs en plastique (nos fameux sachets) qui jonchent les rues de Kigali et de Gisenyi, au Rwanda

Note utilisateur:  / 0

Le Rwanda a accueilli, dernièrement, la 9ème coupe d’Afrique des nations de football cadet. Notre pays y était représenté et est rentré avec la médaille de bronze. Ceux qui ont séjourné au Rwanda sont pleins d’admiration pour ce qu’ils ont vu, en matière d’assainissement, notamment à Kigali et à Gisenyi, les deux villes qui ont accueilli la compétition. Ils n’ont pas vu de sacs en plastique, nos fameux sachets d’emballages, joncher les rues et les devantures des magasins ou des boutiques. Les rues, les avenues et les places publiques sont propres. L’envoyé spécial de Télé-Congo à la Can-cadets en est revenu émerveillé et a fait diffuser, dans le journal de 20h,  dimanche 30 janvier, un reportage qui tranche avec ce que l’on voit dans nos villes, au Congo, où les populations cohabitent avec la saleté. Mais, ce reportage fera-t-il école? En tout cas, si l’on s’en tient à ce que Télé-Congo a proposé, dimanche, il y a lieu que le gouvernement et les conseillers municipaux suivent l’exemple de nos amis du Rwanda.

Informations supplémentaires