Coup d'oeil en biais

Elections partielles dans les circonscriptions de Kingoué et Kéllé

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Les électeurs de Kingoué (dans la Bournza) et de kellé (Cuvette-Ouest) étaient aux urnes, lundi 24 juillet 2017. A Kingoué, ils n’avaient pas pu voter, à la suite d’une attaque sanglante d’un groupe ninjas-nsiloulou qui avait franchi la rivière Ndouo à la veille du scrutin prévu le dimanche 16 juillet dernier. Finalement, en raison de la psychose créée par cette attaque armée qui avait fait deux morts et des blessés, le vote n’avait pas pu avoir lieu. A Kellé, le vote avait été troublé par des militants de certains candidats: urnes volées et brûlées,  intimidations, violences, etc. Conséquence, 14 bureaux de vote étaient fermés. Le vote y a été fait lundi 24 juillet dernier. Par la même occasion,  un candidat, Grégoire Léfouoba, s’est retiré de la course. Mais, au moment où nous mettons sous presse, on a pris qu’il a été suspendu de ses fonctions de conseiller spécial du Premier ministre. De même, son  collègue Martin Oyali a été aussi suspendu de ses fonctions de conseiller politique du Premier ministre. Probablement, cette décision du Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba, est liée aux troubles dans la circonscription de Kellé.


Le P.c.t, en maître absolu dans le Département de la Cuvette et dans le Nord

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Le Parti congolais du travail a remporté haut la main, dès le premier tour, toutes les 13 circonscriptions électorales de la Cuvette, département dont sont issus son président fondateur, le Commandant Marien Ngouabi. A eux seuls, les scores indiquent qu’il n’y a même pas match. Seule ombre au tableau: la commune d’Owando où le R.d.d a failli gêner son hégémonie. Les Départements de la Cuvette-Ouest, de la Sangha et de la Likouala ont aussi traduit la suprématie du P.c.t qui n’a concédé que trois circonscriptions à des alliés. Autant dire que l’opposition, représentée dans ces élections par trois plateformes (l’Upads, les indépendants de Yuki et la Copar) est inexistante dans la partie septentrionale du pays. Cette suprématie est cependant critiquée dans l’opinion où l’on considère que c’est la résultante du manque de fair-play démocratique et certains n’hésitent pas à s’en servir comme preuve de l’absence de démocratie. En effet, les scores de 100% traduisent l’inexistence d’adversaire dans les circonscriptions électorales où ils se produisent.

Jean-Jacques Serge Yhombi Opango a tenu parole, en maintenant le calme

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Il était sûr de l’emporter à Owando-commune. Selon les résultats publiés par le ministre de l’intérieur, Jean-Jacques Serge Yhombi Opango a été donné perdant devant Joël Abel Owassa Yoka (P.c.t) qui a été élu dès le premier tour à 51,25%. C’est d’ailleurs le plus faible score que l’ex-parti unique a réalisé dans la Cuvette où cinq de ses candidats ont été élus à 100%. Dans une déclaration publiée avant la proclamation des résultats, Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango, vice-président du R.d.d, avait lancé un appel au calme à ses militants et sympathisants, quels que soient les résultats dans la circonscription d’Owando-commune. Son appel a été entendu, quand bien même il est convaincu que, «loin de faire la censure de ces élections, le R.d.d constate, avec amertume, les failles organisationnelles du scrutin, les postures hégémoniques de la loi de la force» qui «ont, une fois de plus, refait surface, mettant ainsi en danger la paix et le vivre-ensemble».

Attaque au domicile de Chris Antoine Walembaud, à Sangolo: banditisme ou règlement de comptes?

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Sangolo, un autre quartier de Madibou, était en émoi, la nuit du jeudi 20 juillet 2017. Des hommes armés, cagoulés ont fait irruption, vers 22h, au domicile de Chris Antoine Walembaud, ancien directeur de cabinet du pasteur Ntumi ayant fait défection pour créer son propre parti, et devenu allié de Nick Fylla, candidat aux législatives à Kinkala. Celui-ci ne s’y trouvait pas, au moment des faits. Les assaillants ont, d’abord, capturé un élément de sa garde. Ensuite, ils ont pénétré au salon de sa maison et y ont fait crépiter les armes, saccageant des biens et emportant d’autres, notamment des objets de valeur, après avoir traumatisé son épouse et ses enfants. Les coups de feu ont semé la panique et créé la psychose dans le quartier, mais sans faire des victimes. Après avoir fini d’opérer, ces assaillants ont disparu dans la nature, à bord de leurs véhicules. Le lendemain, Chris Antoine Walembaud a conduit la presse à son domicile et a obtenu la remise en liberté de son élément de garde. Cette attaque est évidemment condamnable. Mais, le procureur de la République, qui devait faire le constat sur place, lundi 24 juillet, devant la presse, a reporté son rendez-vous.

De nouveau, une grève à l’Université Marien Ngouabi ?

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Une grève pourrait être déclenchée, à partir du 1er septembre 2017, à l’Université Marien Ngouabi. Dans un communiqué publié à Brazzaville, le  collège intersyndical de cette institution universitaire publique fustige les pouvoirs publics et donne au gouvernement un délai pour trouver une solution aux préoccupations des travailleurs. Voici un extrait dudit communiqué, à l’issue de la réunion tenue le vendredi 21 juillet, à la Faculté des lettres et des sciences humaines: «Le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi, qui s’est réuni, le 21 juillet 2017, à Bayardelle, exige le paiement intégral des salaires des mois de juin, juillet et août 2017, l’apurement des heures complémentaires de surveillance et d’encadrement des thèses de mémoire, le décaissement de la subvention de fonctionnement des premier, deuxième et troisième trimestres 2017. Le collège intersyndical, qui constate, amèrement, que les préoccupations posées par le personnel de l’Université Marien Ngouabi demeurent sans solution, annonce qu’il entrera en grève générale et illimitée sans préavis, dès le 1er septembre 2017, à 7h00, si  les problèmes énumérés ci-haut ne trouvent pas de solution».


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