Coup d'oeil en biais

A Brazzaville, la lutte passe par la méthode force

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Le vendredi 7 avril 2017, André Gakala-Oko, procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, avait appelé les O.p.j (Officiers de police judiciaire) qui, du reste, sont sous son autorité, à livrer une véritable guerre aux groupes dits «Bébés noirs», qui sèment la terreur dans les quartiers de la ville-capitale, pour les mettre hors d’état de nuire. De même, il avait requis l’engagement des administrateurs-maires, des chefs de quartiers, de blocs et de zones. Depuis, une véritable «guerre» semble avoir éclaté. Le jeudi 20 avril dernier, vers 16h, les policiers ont abattu deux jeunes gens au quartier Kingouari, dans le premier arrondissement Makélékélé. L’émotion était grande auprès des populations, lorsque la police a tiré sur deux jeunes qu’elle pourchassait. Selon certains habitants du quartier, un des jeunes abattus serait un innocent, car il se rendait en pharmacie pour acheter des médicaments de son père malade. Mais, du côté de la Force publique, l’on avance que l’ordre a été donné d’ouvrir le feu, quand des gens identifiés comme étant des membres des groupes «Bébés noirs» tentent de s’enfuir, pour échapper à leur interpellation.

 

Selon Bonaventure Mizidy, Fylla Saint-Eudes est toujours président de la Copar

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Les responsables de la Copar (Convention des partis républicains), une plateforme de l’opposition modérée dont le président coordonnateur est le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ne reconnaissent pas le bureau mis en place par des gens qui n’en ont pas le pouvoir, notamment Morel Ntalani, Euloge Ngambou, Dorian Baki Goma et Laurent Bouiti (Voir page 7). Selon Bonaventure Mizidy, président du Mis, ces gens ont été limogés et ils ne peuvent pas parler au nom de la Copar. Fondée par six partis (P.r.l, M.l.c, Codema, C.d.r, Mis et Parti écologiste), la Copar a toujours comme président coordonnateur, le président du P.r.l. Michel Mboussi-Ngouari, président du M.l.c, assure son intérim, mais actuellement, il est en France pour des raisons de santé. Chris Antoine Walembaud, président du Codema, ne comprend pas, pour sa part, l’attention que les médias accordent à ceux qui parlent au nom de la Copar, alors qu’ils en ont été exclus. Il ne reconnaît pas le bureau qui a été mis en place par Morel Ntalani et ses copains. Le collège des présidents des partis membres de la Copar va se réunir très prochainement, selon lui, pour clarifier la situation créée.

Se déterminer quant à la participation ou non aux législatives?

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Tel serait l’un des points inscrits à l’ordre du jour d’une importante réunion de l’U.d.h (Union des démocrates humanistes)-Yuki, de l’ancien ministre Guy-Brice Parfait Kolélas, ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, qui se tiendra le samedi 22 avril 2017, au Gymnase Maxime Matsima du Centre sportif et universitaire de Makélékélé, à Brazzaville, à côté de la crise politique dans le Pool, qui a connu un regain d’intensité cette semaine avec l’attaque d’une position de l’armée régulière par des ninja-nsiloulou ayant fait plusieurs morts dans les rangs de l’armée. Près d’un millier de militants Yuki seraient attendus. Et tout porte à croire que le parti de Guy-Brice Parfait Kolélas prendra bel et bien le départ des élections législatives, car en les boudant, cela signifierait que le parti n’existera pas là où l’on traite de la vie de la Nation.

Les citadins de Pointe-Noire dans une ville insalubre

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Sur les réseaux sociaux, on présente la capitale économique du Congo comme étant l’une des villes, sinon la plus insalubre du pays. En tout cas, les visiteurs de passage dans la ville océane sont frappés par l’insalubrité qui règne dans cette ville. Les alentours des marchés, notamment, sont jonchés d’immondices, particulièrement les sacs en plastiques pourtant interdits d’utilisation, les boîtes de conserve, les ordures ménagères et les bouteilles qui inondent les caniveaux et les rues. Les avenues goudronnées sont jonchées de nids de poule et autres trous qui empêchent les automobilistes de rouler confortablement. A plusieurs endroits, les caniveaux, détruits par les érosions sont souvent laissés à l’état d’abandon. Ajouter à cela les délestages et les nombreuses interruptions dans la fourniture de l’électricité, le manque d’eau potable des journées entières. Les Ponténégrins, eux-mêmes, sont choqués par l’incapacité de l’Etat à résoudre ces problèmes, et ils ont l’impression que le pétrole qui est exploité aux larges de leur ville est une malédiction pour eux.


Cessation de paiement, une expression à la mode

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Les difficultés financières que connaît le pays suscitent beaucoup de commentaires, et certains sont alarmistes. Par exemple, certains Congolais pensent que dans quelques mois, l’Etat ne sera plus capable de payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, pour «cessation de paiement», l’expression à la mode. Parfois, on jure que ce sont des proches du pouvoir qui sont à l’origine de ces rumeurs. Etant donné que les gens éprouvent des difficultés dans leurs activités quotidiennes depuis plusieurs mois, certains sont obligés de croire que l’Etat en arrivera là, à un moment ou à un autre, cette année. En tout cas, si rien ne vient renverser la tendance actuelle de morosité économique, beaucoup de Congolais se résignent à cette éventualité qui fait craindre une explosion sociale.


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