Coup d'oeil en biais

Encore deux braconniers devant la barre

Note utilisateur:  / 0

Les braconniers se succèdent à un rythme accéléré devant la barre. Tant mieux! Deux citoyens, l’un de nationalité congolaise, l’autre, ressortissant chinois, vont comparaître devant le tribunal de grande instance de Brazzaville, à partir du 30 mars 2011. Le premier avait été appréhendé, le 11 août dernier, vers le marché de Moungali, dans le quatrième arrondissement de la ville-capitale, en possession de six pendentifs sculptés en forme d’éléphant et de trois autres en forme de dent. Quant au second, intercepté à l’aéroport international Maya-Maya, le 22 janvier dernier, il s’apprêtait à s’envoler en direction de son pays avec cinq défenses d’éléphants, quatre-vingt baguettes en ivoire, des hankos (sceaux traditionnels), trois statuettes, ainsi que de nombreux autres petits articles et des écailles de tortue. Le concours du P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage) est de beaucoup pour leur interpellation. Pourquoi la célérité avec laquelle sont présentés, devant le juge de la troisième chambre correctionnelle, ces derniers temps, ceux qui violent la loi sur la faune et les aires protégées n’est pas la même que pour les bandits armés qui tuent des innocents?

Un citoyen se plaint de l’irruption des policiers à son domicile, à 5h du matin

Note utilisateur:  / 0

La scène s’est passée le mardi 12 mars 2011, à Loua-Kibina, un quartier de l’arrondissement 1 Makélékélé, dans la banlieue Sud de Brazzaville.  Près d’une dizaine de policiers de service au commissariat de police de cet arrondissement ont fait irruption au domicile d’un citoyen, à 5h du matin, mais ils n’étaient pas munis de convocation. Tiré de son sommeil, le citoyen recherché a curieusement remarqué la présence d’un de ses cousins parmi les policiers. Prié de monter à bord de leur véhicule et conduit au commissariat de police de Makélékélé, on lui a signifié qu’il détenait un procès-verbal de conseil de famille qu’il traînait à signer. Il s’en est défendu, expliquant que les termes du procès-verbal n’étaient pas consensuels et que, par ailleurs, ledit conseil de famille n’en était pas un, puisque tenu au domicile d’un chef de quartier et en l’absence de plusieurs personnes importantes de la famille. Convaincus par sa ligne de défense, les policiers l’ont finalement relaxé et suggéré que le différend se règle en famille. Cette intervention suscite quand même des interrogations, car la loi considère le domicile comme inviolable.

La gendarmerie d’Owando remonte les bretelles aux chauffeurs

Note utilisateur:  / 0

On enregistre trop d’accidents de route à Owando, chef-lieu du département de la Cuvette. Celui qui s’est produit le 19 février dernier a occasionné douze blessés, dont six grièvement, et des dégâts matériels importants, notamment la mise hors d’usage du véhicule de transport de marque Toyota Hiace qui les transportait. Si bien que le commandant de la brigade de gendarmerie locale, le lieutenant Berenger Mavioka, est sorti de sa réserve. Il a comme tapé du poing sur la table. En tout cas, il a interpellé la conscience des chauffeurs et exigé d’eux la prudence, le respect de la vitesse requise dans la conduite de leur véhicule et des règles du code de la route. Oui, il faut bien, parfois, remonter les bretelles aux chauffards qui peuplent nos routes.

Un couple meurt par noyade dans le fleuve Niari

Note utilisateur:  / 0

Un couple revenant des champs situés sur l’une des  rives du fleuve Niari, mardi 15 mars 2011, s’est noyé dans ledit fleuve. Leur pirogue a chaviré au milieu du fleuve. Les deux époux, Elie Moutété et sa femme Rose Badoukounou, sont originaires du village Pont du Niari, tout juste à l’entrée du pont portant le même nom et réputé être le village de la grande pêche des crevettes dans le département du Niari. Les recherches se poursuivent encore, pour tenter de retrouver leurs corps. Il faut dire qu’en ce moment, le fleuve Niari est en crue et, donc, il faut bien s’y prendre pour le traverser.

Mort-né à l’hôpital de base Ouesso: le médecin-chef s’en prend à la sage-femme

Note utilisateur:  / 0

Vers 19h, dans la nuit du 7 mars dernier, une jeune femme enceinte se présente à l’hôpital de base de Ouesso, avec des douleurs d’accouchement. C’est une sage-femme stagiaire qui la consulte et qui constate que vue la taille de l’enfant, elle ne pouvait pas supporter d’accoucher normalement. La sage-femme fait alors appel à l’équipe d’astreinte, chargée de contacter le médecin-chef. Mais, les membres de l’équipe d’astreinte sont arrivés en retard et ils ont hésité, toute la nuit, de saisir le médecin-chef. Le lendemain, à 8h, l’irréparable s’est produit: un mort-né. Ayant appris la nouvelle, le médecin-chef est arrivé en colère et s’en est pris à la sage-femme à qui elle administré un puissant coup de poing à l’épaule qui a failli la jeter par terre. Ce médecin-chef ne veut plus qu’il y ait de mort-né dans son hôpital. Mais, pour une journée internationale de la femme, quel symbole? Apparemment, l’affaire s’est arrêtée là. Comme quoi, il y a encore du chemin à faire dans l’émancipation de la femme.

 

Informations supplémentaires