Coup d'oeil en biais

La Force publique a étouffé une manifestation de l’opposition

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Le matin du mardi 3 octobre 2017, les Brazzavillois ont été surpris de voir un dispositif dissuasif de la Force publique à plusieurs endroits de la capitale pour empêcher une manifestation qui devait être organisée  Place de la Poste, en centre-ville, à l’appel semble-t-il de certains membres de l’opposition et de la société civile. Militaires de la Garde républicaine, gendarmes et policiers étaient mobilisés à Kinsoundi, Bifouiti, Château-d’eau Ngangouoni, deux quartiers de Makélékélé, à la Place de la République (Rond-point ex-CCF), à Bacongo. La Place de la Poste était  quadrillée par des véhicules bourrés de policiers et stationnés  au niveau de quatre routes goudronnées qui y débouchent. Les responsables de l’opposition, quant à eux, n’ont pas eu le temps de rejoindre la place de la Poste, car des véhicules de la poste ont pris position devant leurs domiciles. Charles Zacharie Bowao, qui affirme avoir été poursuivi par un véhicule suspecté d’avoir à son bord des agents de sécurité, a réussi à sortir de chez lui, et s’était rendu au domicile de Claudine Munari. Mais, les trois avec Clément Mierassa, n’ont pu en sortir. Finalement, la manifestation annoncée n’a plus eu lieu.


L’opinion divisée sur les conclusions des négociations Congo-FMI

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Les négociations entre le Gouvernement et le FMI (Fonds monétaire international) qui se sont terminées mercredi 4 octobre 2017 avec l’audience que le président de la République a accordée à la délégation du Fonds suscitent déjà des commentaires. Une opinion s’en réjouit, car le FMI a tenu à remercier les autorités pour leur excellente coopération en lui donnant la possibilité d’avoir accès à l’essentiel des informations que sa mission demandait. Donc, le Gouvernement est sur la bonne voie pour obtenir dans un délai bien qu’indéterminé un crédit budgétaire. Cette opinion argue qu’il y aura un deuxième round dans quelques semaines qui permettra de tout conclure. Il y a, par contre, une autre opinion qui parle d’échec, que le Congo n’a pas réussi son examen. Pour celle-ci, la première mission du FMI laisse une impression mitigée qui laisse penser que le Congo n’a pas mis toutes les chances de son côté, par manque de volontarisme. Pour preuve, le Gouvernement aurait continué à jouer au cache-cache, selon elle, notamment sur les chiffres de la dette intérieure accumulée depuis 2014 et les dettes litigieuses que le FMI n’a pas pu intégrer dans l’estimation de la dette congolaise qu’il évalue à l’issue de sa mission à 5.329 milliards de francs CFA!


Le MEC ne veut pas entendre parler des frais scolaires

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Tout en assurant les frais de fonctionnement et de gratuité aux établissements scolaires, le Gouvernement invite les parents à participer au financement de l’école, pour un montant ne dépassant pas 5000 francs CFA pour pallier certaines difficultés de décaissement des fonds pour l’année scolaire 2017-2018. Cela n’est pas du goût du MEC (Mouvement des élèves et étudiants du Congo) qui, dans une déclaration «fait révéler à l’opinion que la décision prise par le ministère de l’Enseignement primaire secondaire et de l’alphabétisation est sans fondement juridique». Dans une déclaration, il condamne systématiquement cette décision et appelle le ministère au respect scrupuleux des lois garantissant la gratuité de l’enseignement public en République du Congo, faute de quoi il appellera les élèves à manifester leur mécontentement. En cette période où l’Etat broie du noir, le MEC veut-il y aller au chantage?

Confusion sur les taxes dans les marchés

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Il règne un climat déplorable dans certains marchés de Brazzaville, où personne ne sait qui fait quoi sur ordre de qui parmi les individus qui se passent pour des agents de la mairie, des services des impôts, de la police chargés de la surveillance du marché ou des agents de service de gardiennage des magasins ou même des balayeurs des devantures de boutiques et qui, à longueur de journée, se faufilent entre les tables des commerçants, carnets de reçu en main ou non, ou même fusil en bandoulière, taxant les vendeurs comme bon leur semble. Ils s’en prennent souvent aux vendeurs ambulants à qui ils font payer parfois plusieurs fois le même ticket journalier.  Les vendeurs qui étalent leurs marchandises à même le trottoir subissent aussi leur abus. Il faut faire régner l’ordre, mais dans le strict respect des lois et des biens d’autrui.


Enseignement : des diplômés sans emploi menaçants!

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Parce que leur situation administrative d’intégration dans la Fonction publique n’a pas encore aboutie, les finalistes de l’ENS (Ecole normale supérieure), l’ENEF (Ecole normale des eaux et forêts), l’ENBA (Ecole normale des Beaux-arts), de l’ENI (Ecole normale des instituteurs) et l’ENMA (Ecole nationale moyenne d’administration) menacent de descendre dans la rue si jamais leurs revendications ne sont pas prises en compte par le Gouvernement. Ils sont réunis au sein du Collectif des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement qui compterait 12000 adhérents. Au cours de l’assemblée générale du samedi 30 septembre, ils ont demandé au Gouvernement de leur notifier le quota de recrutement qui leur est affecté et de relancer les dossiers et la mise en route des listes avant fin octobre 2017, de publier leurs textes d’intégration dans la Fonction publique avant janvier 2018. Cette année, a dit leur secrétaire général, ils ne veulent pas entendre le mot «vacation», sur un ton menaçant. Cela fait plusieurs années que le  recrutement dans la Fonction publique fait couler beaucoup d’encre dans les milieux des élèves sortis des écoles de formation professionnelle, particulièrement «les appelés et volontaires» de l’enseignement.    


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