Coup d'oeil en biais

Trois bus brûlés sur la route lourde, dans le Pool, et deux militaires tués

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Alors que la force publique y assure une sécurité accrue, avec de nombreux bouchons militaires tout le long de la traversée du Département du Pool, la route lourde reliant Brazzaville à Pointe-Noire a enregistré de nouveau une attaque sanglante des hommes armés, notamment les ninjas-nsiloulou du pasteur Ntumi, le vendredi 26 mai 2017. Deux grands bus de voyageurs appartenant à des sociétés privées (notamment Océan du Nord et Trans route Congo) et un moyen de type Toyota Coaster, ayant quitté Brazzaville et en partance pour Pointe-Noire, ont été arraisonnés par un groupe de miliciens qui les a contraints à emprunter une bifurcation carrossable entre les villages Ngandouboudzoua et Ngamanzambala (Districts de Mindouli et Mayama). Ils ont rançonnés tranquillement les passagers (dont un aurait perdu une somme de six millions de francs Cfa), violé trois jeunes femmes (dont une élève candidate au bac qui partait à Pointe-Noire), avant de mettre le feu sur les trois véhicules qui ont été complètement calcinés. Deux jeunes militaires en uniforme, se trouvant à bord de l’un des trois bus, ont été tués. Deux jours après, les images des bus calcinés ont été diffusées dans les réseaux sociaux, accompagnées d’un communiqué vantant cette attaque armée et promettant d’autres. De même, les photos des jeunes militaires tués ont été aussi postées sur facebook, avec des commentaires rebelles. Apparemment, les groupes armés qui agissent ainsi communiquent, par téléphone mobile, avec des complices au départ des bus, pour coordonner leurs attaques. En tout cas, la facilité avec laquelle ils agissent est déconcertante. La force publique ne faisant que le médecin après la mort.


Une enquête sur un éventuel trafic de passeports diplomatiques à Brazzaville

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Les services de renseignement sont, depuis deux semaines, dans une enquête de trafic de passeports diplomatiques au Ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger. Dans le cadre de cette enquête, une dizaine de cadres de ce ministère seraient entendus et certains placés même en garde à vue. L’affaire serait liée à l’attribution des passeports diplomatiques congolais à des citoyens ne remplissant pas les critères, moyennant des fortes sommes d’argent. Depuis qu’il est exempté de visa en France, le passeport diplomatique, réservé aux Congolais ayant la qualité de diplomate ainsi qu’à leurs conjoints et enfants mineurs, est devenu un véritable sésame. C’est le Journal «Le Glaive» qui avait révélé, en juillet 2013, le trafic des passeports diplomatiques. Cette affaire rejaillit de nouveau et ce sont les limiers de la D.g.s.t qui mènent l’enquête, à la suite des inquiétudes émises par une ambassade à Brazzaville. Réussira-t-on à mettre de l’ordre dans ce secteur?

Pas de vote pour les déplacés en dehors de leurs circonscriptions

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Aux législatives et locales, les déplacés du Pool n’ont pas été recensés dans le cadre de la révision des listes électorales et, donc, ne voteront pas dans les localités où ils se sont installés provisoirement, en attendant de retrouver leurs villages ou localités d’origine. C’est la directive ferme qu’a donné Raymond Zéphyrin Mboulou, le ministre de l’intérieur, lorsqu’il s’est rendu dernièrement dans le Département de la Bouenza, pour toucher du doigt les préparatifs des futures élections. Ce principe doit être respecté. Le gouvernement trouvera une solution à la situation des déplacés, a laissé entendre le ministre de l’intérieur.

Deux organisations de la société civile se plaignent de l’interdiction de leur rencontre

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Une partie de la société civile congolaise, à Brazzaville, soupçonne que les pouvoirs publics tentent d’étouffer ses activités. Le samedi 20 mai 2017, l’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme) et le mouvement Ras-le-bol allaient tenir une activité dans la salle de conférence de la Conadho (Commission nationale des droits de l’Homme), à Bacongo, le deuxième arrondissement de la capitale congolaise, sous le thème: «Comprendre les droits de l’homme et les revendiquer». Un jour avant, les deux organisations de la société civile ont affirmé, dans un communiqué, que la force publique a intimé l’ordre de ne pas permettre le déroulement de cette réunion. Le jour de l’activité, poursuit le communiqué, «les participants ont été dispersés par la police». Malgré l’interdiction, «l’activité a pu se tenir dans la clandestinité», a conclu l’O.c.d.h. Et pourtant, la même activité, organisée à Pointe-Noire, samedi 27 mai, a bel et bien été autorisée.

Incendie à l’aéroport de Ouesso dans la Sangha

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Un feu s’est déclaré, le 25 mai 2017, vers 7h30, au pavillon présidentiel à l’aéroport de Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha, dans la partie septentrionale du pays. Il a endommagé quelques meubles ainsi que des baies vitrées du salon avant d’être maîtrisé par les soldats du feu, qui ont réagi promptement, indique-t-on. Difficile de connaître son origine, car la veille rien d’anormal n’avait été constaté, selon le témoignage d’une employée de l’infrastructure, surprise en arrivant à son lieu de travail le lendemain de constater le sinistre. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes réelles, mais on n’en a pas attendu probablement les résultats pour réhabiliter le salon présidentiel, car le Chef de l’Etat, qui s’est rendu à Ouesso, pour inaugurer le barrage hydroélectrique de Liouesso, y a été accueilli, lundi 29 mai 2017. Il est curieux, tout de même, que cet incendie soit survenu quelques jours avant la venue du président de la République, suscitant ainsi des commentaires dans tous les sens sur son origine; certains allant jusqu’à y voir une main noire.

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