Coup d'oeil en biais

«Riyad veut rallier Sassou à sa guerre contre Doha»

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Tel est le titre de l’article publié par «La Lettre du continent», dans le n°758, du mercredi 26 juillet 2017. «Denis Sassou Nguesso a reçu, le 15 juillet, deux diplomates saoudiens de hauts rangs dans son fief d’Oyo, où il est désormais retranché chaque semaine, du jeudi au mardi», annonce  le journal. Selon  ses sources, «ces derniers sont venus de Riyad, en avion privé. Ils étaient accompagnés d’un fonctionnaire de la Banque islamique de développement (B.i.d)». «Le Trésor congolais ne parvenant plus à honorer des dépenses occasionnées par les opérations militaires dans le Département du Pool, Brazzaville cherche, désespérément, de nouvelles sources de revenus. Il espère en trouver auprès du royaume saoudien, en s’appuyant sur Thomas Boni Yayi. Consultant pour le compte de la Société nationale des pétroles du Congo (S.n.p.c), l’ancien président béninois a contribué à ouvrir les portes des palais saoudiens», révèle, ensuite, le journal confidentiel. Et de conclure: «Pour Riyad, ce rapprochement vise à rallier les pays d’Afrique centrale à son offensive contre Doha. (…). Dans ce bras de fer, le Congo-B est stratégique, car il est la place historique de Total dont le Qatar est l’un des fidèles actionnaires. Si Riyad parvient à faire basculer le Congo-B dans le camp anti-Qatar, la  diplomatie saoudienne aura réussi à enfoncer un clou entre Doha et ses partenaires économiques. La visite des deux diplomates aurait dû théoriquement être suivie de la venue, au Congo, le 21 juillet, du ministre saoudien des affaires étrangères, Abdel Ben Ahmed Al-Joubeir. Mais ce voyage a dû être reporté».

Le deuxième tour des législatives émaillé de violence à Brazzaville

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Le deuxième tour des élections législatives, dimanche 30 juillet 2017, a été émaillé d’actes de violence que certains considèrent comme du gangstérisme. A Ouenzé, la suppléante du candidat Ikama Marien Ngouabi a été pourchassée et tabassée par des militaires venus en grand nombre, pour voter au centre Saboukoulou. L’infortunée contestait et avait filmé le vote en masse de ces militaires qui ne seraient pas électeurs dans ce centre, selon elle, mais qui ont été autorisés à voter. Des faits graves ont été signalés, aussi, à  Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville. Des coups de feu y ont été tirés,  dans le voisinage de l’Ecole 15 Août, par des militaires venus, là aussi, en grand nombre pour voter. Un blessé se trouve dans une clinique de l’arrondissement, selon la télévision privée Vox Tv. A l’Ecole de peinture de Poto-Poto, à Moungali, le quatrième arrondissement, cette fois, des militaires circulant dans un bus Coaster, venus voter, auraient agressé des civils, selon un témoignage, toujours diffusé par Vox T.v. En tout cas, cela démontre que certaines personnes n’hésitent pas à miser sur la fraude, pour siéger au parlement. La C.n.e.i (Commission nationale électorale indépendante) examinera-t-elle, avec objectivité, ces situations de perturbation de vote? En 2002, sous l’autorité de Charles Emile Apessé, l’organe d’organisation des élections avait disqualifié certains candidats et décidé de la reprise du vote dans des circonscriptions où avaient eu lieu des cas similaires.


Un journaliste rate un évènement à Toulouse, en France, faute de visa

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Invité par la compagnie Airbus, pour couvrir la cérémonie de réception, à Toulouse, en France, de l’avion A320 d’Air Côte d’Ivoire, un journaliste congolais n’a, malheureusement, pas pu y assister, le 17 juillet 2017. Et pour cause: il n’a pas pu obtenir son visa, parce qu’à l’ambassade de France, on lui avait fixé rendez-vous après la date de l’événement, alors qu’il avait appelé au moins dix jours avant. Le journaliste a eu beau expliquer que son voyage était programmé le 15 juillet, l’agent de l’ambassade de France ne voulait rien savoir. Sentant la date du voyage s’approcher, le journaliste a pris le soin d’écrire, directement, au Consul de l’ambassade de France, pour demander un rapprochement de la date du rendez-vous. Malheureusement, sa correspondance est restée sans suite. Curieusement, la veille du 27 juillet, le service du visa l’a contacté pour demander la confirmation du rendez-vous. «Madame, je suis désolé: je crois vous avoir dit que mon voyage était programmé pour le 15 juillet. Donc, ce n’est plus possible», a-t-il, sèchement, répondu à la dame au bout du fil, qui était confuse.

Un nid de poule qui mérite réparation, sinon…

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Si l’on n’y prend garde, le trou qui se  forme sous l’œil indifférent des autorités, au niveau de l’arrêt Nganda Ngoulou, sur le tronçon de route Mouhoumi-Rond-point Mazala, à la lisière de Mfilou et Moungali, risque de couper la route et perturber la circulation à ce niveau. Déjà, dans nos colonnes, nous attirions l’attention des autorités sur ce trou, lorsqu’il prenait naissance, pour cause  d’un lavage de véhicule dont les eaux usés dérivent et débouchent, directement, sur la voie goudronnée, le caniveau qui la borde étant totalement bouché.


Le matériel de Télé-Congo a été pris en otage à Ewo

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Partie couvrir les élections législatives et locales à Ewo, le chef-lieu du Département de la Cuvette-Ouest, l’équipe reportage de Télé-Congo a été surprise, mardi 18 juillet 2017, par la réaction d’un officier de la Force publique qui a agressé l’opérateur de prise de vue et confisqué sa caméra, alors qu’il réalisait un micro-trottoir avec son journaliste dans les artères de la ville. Auparavant, un autre agent de la Force publique leur avait interdit de filmer une petite altercation entre les membres de la Commission locale d’organisation des élections et les représentants d’un candidat qui exigeaient les copies des procès-verbaux établis après le dépouillement des votes. Il a fallu l’intervention d’une autorité pour qu’on leur restitue la caméra. Mais, d’après eux, leurs images ont été formatées, donc effacées. Invité de la chaîne de télévision Vox T.v, Asie Dominique de Marseille, candidat dans cette circonscription électorale, a confirmé cette version des faits. Comme quoi, l’exercice de la presse est périlleux, particulièrement à l’intérieur du pays où les agents de la Force publique se croient investis de l’autorité d’interdire ceci ou cela.


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