Coup d'oeil en biais

La route Mouhoumi-Mazala, à Brazzaville, jonchée de grands nids de poule

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Les automobilistes qui empruntent le tronçon de route allant du rond-point Mouhoumi, dans l’arrondissement 7 Mfilou, au rond-point Mazala, à Moukondo, un quartier de Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, subissent un calvaire. Et pour cause, cette route est jonchée de nombreux nids-de-poule de plus en plus profonds et de mares d’eau quand il pleut. Plus est, le macadam est en voie de disparition, sur cette route envahie par le sable. Les usagers sont obligés de serpenter entre les trous pour pouvoir rouler. Les nids-de-poule empêchent les automobilistes de circuler normalement, causant, à certains moments, notamment aux heures de pointe, des embouteillages. Le même scenario est constaté sur plusieurs routes goudronnées, dans la ville-capitale, et à Pointe-Noire, la capitale économique du pays. Les routes se dégradent devant l’indifférence des autorités habilitées. Effets de crise économique ou négligence?

Restaurer la discipline dans l’armée: une urgence

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Quand on voit les actes répréhensibles dont se rendent coupables certains hommes en uniforme de la force publique, on s’interroge où va notre pays. Le journal «Le Patriote» rapporte, par exemple, que vendredi 2 juin 2017, des militaires sortant de la messe de requiem de leur collègue à l’église Jésus-Ressuscité, au quartier Plateau des 15 ans, à Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, ont pillé un camion livreur de boissons stationné devant un bistrot situé non loin du commissariat de police du Plateau des 15 ans. Et de retour du cimetière Itatolo, ces mêmes militaires, visiblement «chauffés à blanc», ont fait irruption dans un magasin de vente de téléphones portables situé au croisement de la rue Mbaka et l’avenue Marien Ngouabi, et l’ont dévalisé sans autre forme de procès. Une Force publique qui perturbe l’ordre public, dirait-on. Ces actes de brigandage posés par des agents de la force publique témoignent d’un climat malsain, lequel se profile à l’horizon, depuis que la situation du Pool est dans l’enlisement.

L’O.n.u s’apprête à examiner le rapport de son représentant sur la crise dans le Pool

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Le Conseil de sécurité de l’O.n.u (Organisation des Nations unies) examinera, mercredi 13 juin 2017, le dernier rapport du représentant de son secrétaire général pour l’Afrique centrale, le Guinéen François Lounceny Fall. Mais, celui-ci en a parlé déjà sur Rfi (Radio France internationale), jeudi 8 juin, notamment la crise qui secoue le Département du Pool, pour ce qui est du Congo-Brazzaville. Il a dit être inquiet de la situation dans ledit département, qui a fait à ce jour environ 81.000 déplacés selon lui. Malheureusement, plusieurs districts ne sont pas accessibles aux organisations humanitaires, déplore-t-il. Pour lui, il va falloir ouvrir un couloir humanitaire comme il l’a demandé au gouvernement, mais celui-ci avoue son incapacité à assurer leur sécurité. Il a demandé que le gouvernement puisse collaborer avec les organismes des Nations unies qui s’occupent de ces questions. Et d’ajouter: «Cela est de l’intérêt aussi bien du gouvernement congolais, des populations que de la communauté internationale. Et le gouvernement devrait aussi beaucoup plus communiquer sur la situation du Pool et non pas laisser les O.n.g seulement dire ce qu’elles veulent».

Une marche de la Fédération de l’opposition congolaise a fait monter la tension

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A Brazzaville, la capitale, la tension politique est montée d’un cran, jeudi 8 juin dernier, à l’occasion d’une marche organisée par la députée Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, regroupant les plateformes Frocad, I.d.c et Composante Jean-Marie Michel Mokoko,  qui a décidé de ne pas participer aux élections législatives et locales du 16 juillet prochain. Selon son porte-parole, Charles Zacharie Bowao, c’était une marche pacifique que conduisaient les dirigeants de la Fédération de l’opposition congolaise, dont Claudine Munari, et à laquelle participaient plus de cinq cents jeunes, en l’honneur des victimes civiles et militaires  enregistrées dans le Pool. Après le dépôt de gerbes de fleurs devant la statue des victimes de l’intolérance, devant la Préfecture de Brazzaville, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser cette marche et des jeunes ont été arrêtés, les banderoles retirées. En effet, les organisateurs n’auraient pas obtenu des pouvoirs publics le feu vert pour organiser une telle marche où l’on a scandé des slogans contre le pouvoir, en exigeant la libération «des prisonniers politiques». Au moment où nous mettons sous presse, la résidence de Mme Claudine Munari, située non loin de l’Ecole militaire préparatoire Général Leclerc, où les dirigeants de l’opposition s’étaient retrouvés, après la marche, pour tenir une conférence de presse, était encerclée par des policiers anti-émeute qui interdisaient toute entrée et toute sortie. En début d’après-midi, le dispositif policier a été retiré de la maison de Mme Munari. L’on apprend par ailleurs que des manifestations seront organisées à Brazzaville le 25 juin prochain, pour exiger la libération «des prisonniers politiques». Avec la crise du Pool, la crise économique et les tensions sociales, une certaine psychose semble envahir les esprits dans la capitale.

Un gendarme tué et un autre grièvement blessé à Bouansa

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Dans la nuit du vendredi au samedi 27 mai dernier, deux gendarmes armés assurant le service de sécurité à une station d’essence à Bouansa, une localité du Département de la Bouenza, ont été victimes des coups de feu tirés par des assaillants dont l’identité n’est pas connue. Il y en a qui parlent de ninjas-nsiloulou. Un gendarme a été tué sur le champ, un autre grièvement blessé, tout comme un civil. Les assaillants se seraient emparés des armes des deux victimes avant de s’enfouir. Pour l’instant on n’en sait pas plus sur cette étonnante attaque armée à Bouansa.

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