Coup d'oeil en biais

Du vin de palme vendu embouteillé à Brazzaville, mais le producteur pas connu

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Boisson alcoolisée traditionnelle dans les régions tropicales du monde et notamment en Afrique centrale, le vin de palme est habituellement consommée après sa récolte, sans subir de transformation. Ces derniers temps, il est vendu à Brazzaville, embouteillé en 33 centilitres. Baptisé «Kwen De», il est conseillé de le consommer «frais et pur». Produit en République du Congo, son fabricant n’est cependant pas connu. Sur l’étiquette blanche collée sur la bouteille, aucune adresse du producteur et aucune indication pour rassurer le consommateur des contrôles sanitaires et industriels effectués, dans l’intérêt de la protection de la santé publique. Si l’initiative de la production du vin de palme embouteillé est à saluer, il reste tout de même à l’entourer de toutes les précautions sanitaires et hygiéniques nécessaires, en indiquant la composition du contenu et la manière dont il a été traité, non seulement dans l’intérêt de la transparence, mais encore pour protéger la santé des consommateurs.


Un engin de T.p. ayant causé des dommages, les vendeurs exigent dédommagement

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Samedi 4 mars 2017, un engin de travaux publics disposant d’une pelle hydraulique roulait sur l’avenue Péterson (communément appelée avenue Tenrikyo). Arrivé à hauteur de l’arrêt «Tostao», à Moukoundzi-Ngouaka, un quartier de Makélékélé, il a fait une sortie de route spectaculaire et inattendue. Il a, alors, foncé droit, la pelle en avant, dans le marché qui s’y trouve, non loin du trottoir de la route goudronnée, provoquant la débandade des vendeurs et vendeuses, lesquels ont abandonné leurs étalages. Tables et marchandises ont été endommagées. Dieu merci, il n’y a pas eu de victime. Mais, les vendeurs exigent un dédommagement, pour les pertes subies, après le constat fait par la gendarmerie. On leur a signifié que les indemnités des dommages causés seront versées par la compagnie d’assurance à laquelle a souscrit la société propriétaire de l’engin ayant provoqué l’accident. Cela prendra, sans doute, trop de temps, et dans leur colère, les vendeurs exigent que cette entreprise fasse directement un geste pour qu’ils reprennent, dans l’immédiat, leur activité de vente.

Le quartier Kahounga plongé dans le noir, à cause d’un poteau électrique endommagé

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Depuis trois mois, le quartier Kahounga, toujours à Mfilou-Ngamaba, est plongé dans le noir la nuit, à cause d’un poteau électrique endommagé. Il s’est affaissé et les câbles sont presque à terre. Ainsi, la plupart des ménages sont privés d’électricité. Les habitants pénalisés se plaignent de ce que, malgré les appels lancés en direction de la S.n.e (Société nationale d’électricité), les choses ne semblent pas bouger. Ils ne voient rien de concret pour les soulager. C’est comme si les agents de la S.n.e font la sourde oreille, alors que pour distribuer les factures d’électricité, ils vont vite. En tout cas, les ménages privés d’électricité ont décidé de ne pas payer les factures, tant que la S.n.e ne se décidera pas à leur rétablir le courant. De plus, les câbles électriques coupés jonchant le sol constituent un danger pour les habitants proches et les passants, surtout en cas de pluie.

Au C.e.g Pierre Mayindou de Mfilou, beaucoup d’élèves prennent les cours à même le sol

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Le C.e.g Pierre Mayindou se trouve en face de la Paroisse catholique Ndunzia-Mpungu, à Mfilou-Ngamaba, le septième arrondissement de Brazzaville. Comme beaucoup d’établissements scolaires du pays, il souffre d’un grand déficit de tables-bancs. Ce qui cause un grand désagrément aux élèves. Dans plusieurs classes, on peut constater que des élèves prennent les cours assis à même le sol ou sur un pagne ou même sur un carton. C’est très difficile de tenir dans cette position et de prendre correctement les notes, déplorent les élèves. Les effectifs  pléthoriques en ajoutent à ce décor peu reluisant. Il n’y a pas de couloirs pour circuler, si bien que les enseignants se plaignent, également, de la difficulté de surveiller les cahiers des élèves et contrôler les exercices pratiques. Un pan entier du mur d’enceinte de l’établissement s’est écroulé et rien n’est fait, pour le réhabiliter, depuis trois ans environ. Certains passants ou fauteurs de troubles en profitent pour perturber les cours ou perpétrer des actes de vandalisme. C’est le cas des élèves d’un lycée proche, qui avaient agressé un surveillant dudit collège, en novembre dernier. L’administrateur-maire de Mfilou-Ngamaba, le directeur départemental de l’enseignement primaire et secondaire, les Grands travaux devraient avoir pitié de ces enfants qui apprennent dans des conditions déplorables, en cherchant à doter ce collège en tables-bancs.

Depuis une semaine, le personnel de santé est en grève à l’Hôpital de Loandjili

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L’Hôpital de Loandjili, situé dans le quatrième arrondissement de Pointe-Noire, la capitale économique, est en arrêt, à la suite d’une grève déclenchée par le personnel de santé. Cela fait plus d’une semaine, depuis que le personnel a débrayé et ce mouvement de grève ne semble pas préoccuper les pouvoirs publics, notamment le gouvernement et son Premier ministre. Les malades, ne bénéficiant plus de soins, quittent progressivement cet hôpital. La grève a été lancée à cause, selon le personnel, du mépris de l’administration face à leurs revendications. Il exige le départ de la directrice générale et de la directrice des ressources humaines, puis réclame, entre autres, le relèvement de la valeur du point d’indice de 250 à 300, les avancements avec effet financier, comme calculé lors de la commission spéciale, le paiement régulier des salaires à une date précise. Le préfet de Pointe-Noire avait offert sa médiation, mais les travailleurs n’ont pu accéder à leur lieu de travail, pour décider de suspendre ou non la grève. Des agents de la Force publique ont été déployés autour de l’hôpital. Les travailleurs ont dû annuler leur assemblée générale et c’est le statu quo qui persiste, au moment où nous mettons sous presse, c’est-à-dire jeudi 9 mars.

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