Coup d'oeil en biais

Hôpital de Loandjili: la ministre Lidia Mikolo met fin à la grève

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Pour mettre un terme à la crise qui a paralysé pendant plusieurs jours l’Hôpital de Loandjili, à Pointe-Noire, à cause d’une grève du personnel, la ministre de la santé et de la population,  Jacqueline Lidia Mikolo, s’y est rendu, mardi 14 mars 2017. Au terme des négociations avec les représentants syndicalistes, une commission ad hoc a été mise en place en attendant, probablement, la nomination d’un nouveau directeur général. L’équipe provisoire a pour missions, entre autres, de rétablir le dialogue, d’apaiser le climat social et d’apporter un appui administratif à la direction générale de l’hôpital. La durée de vie de cette commission ad hoc est d’un mois. Satisfait de la médiation de la ministre de la santé et des mesures conservatoires annoncées, le personnel de l’Hôpital de Loandjili a décidé de reprendre le travail, dès le lundi 15 mars. Et maintenant, les agents attendent le paiement des salaires et la résolution des autres revendications les ayant poussés à débrayer.
 

Maurice Maurel Kiwoundzou a rassuré qu’il va bientôt jeter la canne

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A bientôt vingt ans à la tête de la mairie de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville, Maurice Maurel Kiwoundzou, qui bat ainsi le taux de longévité à la tête d’un arrondissement dans la ville capitale, était présent à la cérémonie de remise des travaux d’aménagement de la morgue de Makélékélé (Mur de clôture, portails, pavés au sol, catafalques, places assises, peinture…) réalisés par le député R.c (Rassemblement citoyen) François Loussakou. C’était le samedi 11 mars dernier et c’est l’administrateur-maire, Maurice Maurel Kiwoundzou, qui a lui-même réceptionné ces travaux et procédé à leur inauguration, en coupant le ruban symbolique et en dévoilant la plaque commémorative. Il y a bien longtemps que l’administrateur-maire de Makélékélé, affaibli par la maladie et dont le siège d’arrondissement a été incendié par les ninjas-nsiloulou du pasteur Ntumi, a fait une telle apparition publique. Il a saisi cette occasion, pour tordre le coup aux rumeurs le concernant. Se déplaçant avec l’appui d’une canne de couleur bleue, il est monté au podium et a déclaré: «Contrairement à ce que les gens disent, je me porte bien, malgré le fait que je me promène à l’aide d’une canne. C’est tout juste pour l’équilibre. Je ne me considère pas comme un handicapé. Ne me classez pas dans cette catégorie de gens! Bientôt je vais abandonner cette canne, pour vous montrer que je suis bien portant». Ses détracteurs n’ont qu’à bien se tenir, parce que Ya Maurel revient en force. Pour terminer, il a exhorté les populations à la paix et souhaité que les élections se déroulent de manière transparente et dans la quiétude, partout dans le pays et surtout dans son arrondissement.

Le Mouvement citoyen Ras-le-bol envisage d’organiser un sit-in devant le siège d’Ecair

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Dans une lettre adressée au Préfet de Brazzaville, en date du 3 mars 2017, le Mouvement citoyen Ras-le-bol demande l’autorisation de tenir un sit-in, mercredi 15 mars 2017, dans le but de demander la vérité sur la gestion d’Ecair, compagnie congolaise créée en 2011, qui a un personnel de 700 employés, mais aujourd’hui assis à la maison, car les avions de cette compagnie sont cloués au sol pour diverses raisons, depuis le mois d’octobre 2016. Les responsables du Mouvement citoyen Ras-le-bol, qui sollicitent aussi des mesures de sécurité pour que leur manifestation se déroule dans la paix, ont publié une déclaration dans laquelle ils demandent la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire «sur la gestion de la compagnie Ecair», dans laquelle l’Etat a englouti des milliards de francs Cfa.


Que s’est-il passé pour que la compagnie aérienne Ecair ne puisse plus voler?

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Le site Internet congo-liberty.com a publié, la semaine dernière, un article décapant sur Ecair (Equatorial Congo airways), la compagnie aérienne nationale créée à l’initiative du Président de la République Denis Sassou-Nguesso, et qui était promue à un avenir radieux, au regard des investissements et des facilités qui lui étaient consentis par les autorités nationales. Le site Internet congo-liberty.com se base sur le rapport d’un audit qui aurait été fait en juillet 2016, avant la visite d’Etat du Président de la République en Chine. Selon le journal en ligne, Ecair a été littéralement plombée par son partenaire principal, une société suisse appelée CoEm, dont la facturation annuelle des prestations entre 2013 et 2016 étaient au-delà des chiffres d’affaires annuels réalisés chaque année par la compagnie congolaise. En 2015 par exemple, le tableau publié indique que le chiffre d’affaires d’Ecair est 82.557.418.701 F Cfa. Les paiements à la société CoEm s’élèvent à 85.872.074.821 F Cfa. Malgré cela, Ecair se retrouve très endettée auprès de cette société qui a fait saisir certains de ses aéronefs à Bruxelles. Certains lecteurs se demandent si cet article fait partie de la littérature inflationniste habituelle, consistant à dénigrer les autorités congolaises ou s’il rapporte des faits véridiques. Le rapport de l’audit d’Ecair existe-t-il? Invité du journal dominical de Radio-Congo, le 12 mars 2017, à 7h, Paul-Marie Mpouelé, président du parti Les Républicains (opposition modérée), a interpellé les autorités nationales sur ce qui paraît comme un scandale dont les noms de certaines autorités sont clairement cités. Lui répondra-t-on? En tout cas, du côté du gouvernement, c’est encore le silence imperturbable.


Une rançon de 60 mille francs pour libérer des otages aux mains des ninjas-nsiloulou

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Quatre villageois ont été enlevés par un groupe de quatre ninjas-nsiloulou bien armés, le vendredi 10 mars 2017, aux environs de 15h, à Ngounoukoutou, un village situé sur la route Kindamba/Mayama, dans le Département du Pool. Ligotés comme des bêtes, ces paysans ont été pris en otage par leurs ravisseurs qui exigeaient une rançon d’un million de francs Cfa, baissée à 800 mille francs pour les libérer, autrement ils menaçaient de les exécuter. Dans le souci de sauver les leurs, les villageois  ont rapidement fait une collecte d’argent. Les autochtones vivant dans ce village y ont participé eux aussi. Ce qui a permis de réunir une somme de 60 mille francs. C’est au prix d’âpres négociations que les ravisseurs ont finalement accepté cette somme et libéré les quatre otages. Cette prise d’otage a créé l’insécurité sur la route entre Kindamba et Mayama. Déjà, la route Mindouli/Kindamba est désaffectée à cause des ninjas-nsiloulou qui écument les environs de la forêt de Bangou. Conséquence, la localité de Kindamba est coupée de la capitale et les paysans ne peuvent plus évacuer leurs productions, tout comme la localité n’est plus approvisionnée. Confrontés à la famine, les ninjas-nsiloulou sont passés aux actes de banditisme consistant à voler les récoltes, la nourriture, à faire des braquages, couper les routes et à enlever les habitants, en exigeant des rançons pour les libérer.

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