Coup d'oeil en biais

Mfilou : toujours des délestages insolites

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Les clients de la SNE (Société nationale d’électricité) des quartiers Mbouala et Kahounga, à Mfilou, le septième arrondissement de Brazzaville, ne savent plus sur quel pied danser. On les a habitués à la fourniture du courant électrique deux jours d’affilée sur trois. Maintenant, chaque jour et chaque nuit est un nouveau délestage contrastant avec la faveur faite à certains clients de l’arrondissement. Il est difficile de dire ce qui passe. Ce qui est par contre sans ambiguïté, c’est la régularité des factures et les menaces de coupure, si on traîne à les payer. La direction départementale de la SNE Brazzaville devrait vérifier cette situation et y remédier.

Une intervention de la police se termine par des rafales d’arme à Sibiti

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Des coups de feu ont retenti devant un commissariat de police, lundi 21 mai dernier à Sibiti (Chef-lieu du département de la Lékoumou). Des élèves du lycée d’enseignement général Augustin Poignet protestaient contre l’arrestation d’un camarade de la classe de Seconde livré à la police par un enseignant, pour avoir perturbé son cours et provoqué une bagarre avec un autre élève de la même classe. Il avait fracassé la mâchoire de ce dernier à l’aide de morceaux de brique en ciment. La police a mis la main sur l’agresseur et l’a conduit au commissariat, où ces amis ont formé un attroupement pour exiger sa libération. Les policiers, sur ordre de leur chef, ont tout simplement tiré des rafales pour les disperser. Il n’y a pas eu de victimes.


Dans la Lékoumou, le préfet s’en va-t’en guerre contre ceux qui harcèlent les commerçants

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Il règne un climat de confusion sur les taxes à Sibiti, où personne ne sait exactement qui fait quoi sur ordre de qui parmi les individus qui se passent pour des agents des services municipaux, des services des impôts ou des douanes, voire de la police, de la gendarmerie et de la chambre de commerce, taxant les commerçants comme bon leur semble. Ces derniers, particulièrement les commerçants étrangers, s’en plaignent. Les tracasseries dont ils sont l’objet préoccupent le préfet de ce département qui a finalement tapé du poing sur la table. Lors d’une rencontre avec les agents de services cités, il a reprécisé qu’aucune taxe non réglementaire ne devait plus être infligée aux commerçants et rappelé aux services habilités le respect des périodes de contrôle. Les récidivistes s’exposeront à la furie de l’autorité qu’il incarne. Parole de préfet!

Retranché pendant dix-sept heures en haut d’un manguier à Poto-Poto

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Les sapeurs-pompiers ont dû faire une intervention hors du commun à Brazzaville, un jeune homme, déficient mental, s’étant inconsciemment offert en spectacle pendant dix-sept heures. Lundi 4 juin 2018, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville, il a été retrouvé retranché en haut d’un manguier mais dans une position inconfortable et refusait fermement de descendre, donnant des sueurs froides à sa famille qui a craint pour sa vie en cas de chute. Plus de peur que de mal. Les sapeurs-pompiers ont fini par faire redescendre l’infortuné avec une corde et une échelle. L’équipe médicale de la sécurité civile a fait le reste.

Le pouvoir lâche du lest et libère des activistes de Ras-le-Bol

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Ils avaient été brutalement interpellés le 9 mai dernier par des hommes en treillis circulant à bord de véhicules banalisés alors qu’ils placardaient à Poto-Poto des affiches de leur campagne intitulée «On ne vous oublie pas. Non aux procès politiques». Ils ont été détenus pendant des semaines: Franck Nzila Malembé, Luce Bénédicte Gangoué et Dady Santso, tous trois activistes du mouvement citoyen Ras-le-Bol, ont été libérés à Brazzaville mardi 6 juin en fin d’après-midi. Leurs collègues de Pointe-Noire, Julhphat Pregana, Franck Badiata et Vhan Kibamba, tous «arbitrairement incarcérés» à la maison d’arrêt de la capitale économique, ont également recouvré la liberté. Leur interpellation avait suscité une vague de réactions, dont celles de plusieurs organisations de la société civile qui ont entamé des démarches auprès du directeur général de la police, Jean-François Ndengué, et du ministre de la Justice, Ange Aimé Bininga, demandant leur libération. Un plaidoyer qui aura finalement été payant.

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