Coup d'oeil en biais

Des ministres congolais ont souscrit à l’emprunt obligataire

Note utilisateur:  / 0

Au sortir du conseil de cabinet qui s’est tenu, mercredi 28 décembre, à la Primature, le ministre de la communication, Thierry Lézin Moungala, a fait le point de l’opération d’emprunt obligataire lancée par le gouvernement congolais, et autorisée par la loi de finance rectificative. Selon lui, l’objectif de 150 milliards de francs Cfa fixé a été dépassé. «On l’a même explosé», a-t-il déclaré. Le porte-parole du gouvernement Mouamba a fait, également, savoir que «les membres du gouvernement ont eux-mêmes souscrit à cet emprunt, pour donner l’exemple», comme certains citoyens. Pour lui, c’est une satisfaction. Cependant, dans le public, on commente la capacité financière de ces membres du gouvernement qui ont fait exploser le montant initial de l’emprunt obligataire.

Paul-Marie Mpouélé réclame que l’argent soit reversé au Trésor public

Note utilisateur:  / 0

Si le ministre Alain Akouala-Atipot a twitté «les responsabilités doivent être assumées», à propos du tête-à-tête manqué Sassou/Trump, Paul-Marie Mpouélé, le leader du Parti des républicains, n’y est pas allé sur le dos de la cuillère. Commentant le dernier voyage du Président Denis Sassou-Nguesso aux Etats-Unis, où il n’a pas pu rencontrer le Président américain élu, Donald Trump, il a dénoncé un «tourisme présidentiel» et demandé que la totalité des frais liés à ce voyage soit reversée au Trésor public. «En ces temps de crise, où beaucoup de situations sociales sont laissées en suspens, on ne peut pas accepter que le Président de la République, qui a plus de 32 ans de pouvoir, donc qui connaît à peu près comment fonctionne la diplomatie mondiale, puisse effectuer un déplacement de prestige de ce genre, sans être certain de rencontrer son homologue américain. Donc, nous réclamons que l’argent public qui a servi à ce déplacement soit restitué, en tout cas, de manière intégrale, au Trésor public», a-t-il déclaré sur Rfi, la semaine dernière. Sera-t-il entendu?

Un détenu évadé a tué un civil, croyant à un agent qui le poursuivait

Note utilisateur:  / 0

Un des évadés du jeudi 29 décembre 2016 a cru que la personne qui se trouvait derrière lui était un militaire qui le prenait en chasse. Pris de peur, il l’a criblée de balles, et le pauvre est tombé. D’après les témoignages, il s’agissait, plutôt, d’un pauvre passant qui, dans la débandade provoquée par le crépitement des armes, dans la zone de la Maison d’arrêt de Brazzaville, prenait lui aussi ses jambes à son cou. Il parait que le meurtrier a été lui-même abattu, quelques instants plus tard, par des agents de la Force publique.

Les ninjas qui avaient tiré sur une ambulance auraient été tués à leur tour

Note utilisateur:  / 0

Le 28 septembre 2016, vers 19h, les ninjas-nsiloulous avaient tiré, à hauteur du village Voula, sur un bus de marque Coaster desservant le tronçon Brazzaville-Kinkala, faisant plusieurs blessés parmi les voyageurs. Des blessés qui avaient été conduits à l’hôpital de Kinkala. Un blessé grave était, par la suite, évacué sur Brazzaville, la nuit même, à bord d’une ambulance. Celle-ci sera mitraillée, à hauteur du village Siassia, toujours par les ninjas-nsiloulous, tuant tous les occupants de l’ambulance, y compris le chauffeur, avant de l’incendier. On a appris que le ninja auteur de cette attaque ignoble, connu sous le nom de Mouana Ntsha, qui avait la particularité de marcher pied-nu, aurait été tué, depuis quelques semaines, avec ses complices, du côté de Shimou-Loukouni, dans le district de Mindouli.

Un père de famille, commerçant, tué par les ninjas-nsiloulous au village Matsoula

Note utilisateur:  / 0

Mercredi 28 décembre dernier, à 2h du matin, un groupe de cinq à six ninjas-nsiloulous ont surgi au village Mantaba 2 (Franka tatu), sur la route Mbanza-Ndounga/Loufoulakari, à un kilomètre de Matsoula, dans le district de Mbanza-Ngounga (département du Pool), pour braquer un commerçant bien connu dans la contrée, répondant au surnom de Tiya-toua-nianga (Feu de paille). Il était rentré de Brazzaville où il avait vendu ses marchandises et s’est approvisionné en denrées alimentaires. Père d’une nombreuses progéniture, il vivait avec son épouse, ses enfants et ses petits-enfants, à Mantaba, où il possède des fermes, des champs, etc. Dans la nuit du mercredi 28 décembre, il a entendu un appel devant sa maison. En regardant à travers la fenêtre, il s’est rendu compte qu’il s’agit de gens armés. Il s’est saisi de son calibre 12 et a tiré à travers la fenêtre, atteignant un assaillant qui est allé mourir de ses blessures. Voyant qu’il était armé, les assaillants ont répliqué, en tirant des rafales, à travers la porte de sa maison, à l’aide d’une Kalachnikov. Tiya Toua Nianga est mort sur-le-champ. Sa femme, répondant au nom de Mme Celine Mbonguinia, originaire du département de la Likouala, n’a eu la vie sauve qu’en feignant la mort. Elle s’était affalée sur le corps de son mari, alors que les enfants et les petits-enfants pleuraient. Les ninjas-nsiloulous se sont enfuis avec leur blessé, après avoir constaté qu’ils ont abattu le commerçant. Son corps a été déposé le lendemain, à la morgue municipale, après le constat fait par la Force publique. La veillée mortuaire s’est tenue à Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville.

Informations supplémentaires