Coup d'oeil en biais

Descente de la Force publique à la direction de la Cogelo à Brazzaville

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La scène s’est passée vendredi 17 mars 2017, dans la salle de réunion de la direction générale de la Cogelo, au centre-ville de la capitale congolaise. Il s’y tenait une réunion des travailleurs et leurs représentants syndicaux, pour décider de la suite à donner à leur mouvement de grève et comment obtenir gain de cause face à leur hiérarchie, car ils accumulent trois mois de salaire impayés. Tout à coup, des agents de la Force publique ont fait irruption et les auraient dispersés violemment. Selon eux, c’est la direction de la Cogelo qui a appelé la Force publique. Mais, les manifestants, qui dénoncent aussi le non-versement à la C.n.s.s (Caisse nationale de sécurité sociale), des retenues opérées antérieurement sur leurs salaires, maintiennent leurs revendications. Ils sollicitent l’arbitrage des autorités compétentes, pour décanter leur situation.


Une boutique ravagée par un incendie à Moungali

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Samedi 19 mars 2017, un commerce de vente de de disque compacts et de D.v.d a pris feu, dans la rue Zanaga, à Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville. Les flammes ont atteint les pièces voisines, où les gens se sont mis à mettre à l’abri les objets s’y trouvant. Ils ont extirpé, également, quatre enfants et leurs grands-parents. Des habitations des environs ont été aussi menacées. Les habitants du quartier ont tenté d’endiguer le feu avec les moyens du bord, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Quand ceux-ci sont arrivés sur le lieu, les tuyaux de leur véhicule anti-incendie se sont, malheureusement, percé, d’abord, laissant échapper une importante quantité d’eau avant d’être rafistolés. Les soldats du feu sont, tout de même, parvenus à circonscrire le sinistre.Mais, les dégâts sont importants. Un court-circuit serait à l’origine de l’incendie.


Le Pape François a annulé son voyage au Congo, à cause du Président Kabila

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Dans une interview à l’hebdomadaire allemand «Die Zeit», la semaine dernière, le Pape François a annoncé qu’il a annulé son projet de voyage en République Démocratique du Congo. Du coup, le Congo-Brazzaville, qui devait aussi accueillir le Saint-Père, subit le même sort. «Il était prévu de me rendre dans les deux Congo, mais avec Kabila, cela ne va pas bien. Je ne crois pas que je puisse y aller», a affirmé le Pape François dans cette interview. En effet, le Souverain pontife n’est pas content de la manière dont le Président Joseph Kabila traite l’Eglise, et particulièrement les évêques de son pays. Ceux-ci sont engagés dans une médiation politique, pour sauver la paix, après la prolongation du mandat du Président Kabila. Mais, ce dernier ne semble pas plier à l’accord signé au terme de ces négociations.


Un jeune assassiné à Mayama par le groupe ninja de Mfoumou M’Toto

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Mardi 14 mars 2017, un groupe de six ninjas-nsiloulou, avec à sa tête un certain ninja répondant au surnom de Mfoumou M’Toto, et un autre s’appelant Casser, dont la femme avait été tuée lors d’une opération militaire sur Missanvi, un village du district de Kindamba, s’est infiltré vers 20h en pleine localité de Mayama. Les six ninjas nsiloulou, bien armés, se sont rendus au domicile de Zayenda, dans le quartier 3 Loutini, et l’ont abattu par balle. De son vrai nom Boniface Tondélé Koubemba, Zayenda est un jeune qui tenait une boutique à Mayama et il avait une moto Djakarta. Il avait battu campagne dans les rangs du P.c.t, en faveur de l’actuel président du Conseil départemental du Pool, Michel Bouboutou Mampouya. Son assassinat semble relever d’une opération de règlement de comptes, car les ninjas l’accusaient d’être un informateur de la force publique. Seulement, l’on ne comprend pas qu’ils aient réussi à entrer en pleine localité, avec leurs armes et atteindre leur but, alors qu’il y a un détachement de la force publique sur place. Quand les coups de feu ont retenti, les policiers ont réagi quelques instants plus tard. Les militaires ont aussi répliqué en tirant abondamment en l’air. Mais, les assaillants avaient déjà pris la poudre d’escampette, après avoir commis leur forfait. Le lendemain, c’était la consternation totale à Mayama. Les populations n’ont pas vaqué à leurs occupations, par peur de ce qui pouvait suivre. Cette agression armée est un véritable pied de nez au nouveau commissaire de police, le lieutenant Bouyou, qui a pris ses fonctions il y a deux semaines. Mfoumou M’Toto a été également reconnu comme le ninja qui a opéré une prise d’otages il y a une semaine, au village Ngounoukoutou, situé sur la route Kindamba-Mayama, avant de libérer les quatre otages contre une rançon de 60 mille francs, alors qu’ils exigeaient un million.


Droits de l’homme : le département d’Etat américain épingle le Congo-Brazzaville

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Les rapports sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville se suivent et se ressemblent ces derniers temps. Le dernier en date est celui du département d’Etat américain (Ministère des affaires étrangères des Etats-Unis d’Amérique), qui est tout aussi accablant que ceux publiés antérieurement par plusieurs O.n.gs des droits de l’homme, entre autres Amnesty internationale et la F.i.d.h (Fédération internationale des droits de l’homme). En effet, il ressort du rapport de 40 pages du département d’Etat américain, rendu public au début de la semaine passée, que la quasi-totalité des droits fondamentaux, pourtant protégés et par les traités internationaux et par la Constitution du pays, tout comme le code de procédure pénale, ont été violés au Congo en 2016. C’est une litanie d’atteintes aux droits de l’homme que le gouvernement américain énumère dans ce rapport: des disparitions forcées à la torture systématique, en passant par le viol et les restrictions délibérées de l’aide humanitaire, notamment dans les violences dans le Département du Pool, l’interdiction d’accès dans les lieux de détention des prisonniers dont certains seraient secrets. Les auteurs des actes incriminés sont, selon ledit rapport, les agents de l’Etat, qui seraient couverts par l’impunité, dans la grande majorité. Le gouvernement congolais n’a, jusque-là, pas encore réagi au rapport du gouvernement américain sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville.

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