Grève : après les personnels du C.h.u, les enseignants menacent à leur tour

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Ces derniers temps, les grèves et les menaces de grève se multiplient à Brazzaville. Après les agents du C.h.u (Centre hospitalier et universitaire), dont la situation serait en voie de règlement, selon le compte-rendu du conseil des ministres, les travailleurs de la S.t.p.u (Société des transports publics urbains), abandonnés à leur triste sort, ont décidé de débrayer. En effet, pour la deuxième fois en l’espace d’un mois, ils ont arrêté le travail, mercredi 9 août 2017, pour une durée illimitée. Ils traînent maintenant quatre mois de salaire impayés, alors qu’on leur avait demandé de reprendre le travail avec la promesse d’être payés au bout d’un mois. Hélas! Rien ne se fait. Pour eux, avec les recettes journalières que réalisent les 60 bus en circulation (120.000 francs Cfa minimum par bus), l’administration serait capable de payer les salaires. Faisant éclater leur colère, ils exigent maintenant ni plus ni moins que le départ immédiat de leur directeur et toute son équipe, «pour incompétence et  mauvaise gestion de l’entreprise». Il y a aussi, en perspective, la grève que compte déclencher les enseignants de l’école publique, si le 15 septembre 2017 leurs revendications ne sont pas satisfaites. Ils réclament l’intégration dans la fonction publique de plusieurs promotions d’enseignants, notamment les bénévoles et les prestataires, en plus de l’adoption du statut particulier des personnels administratifs de l’éducation nationale. Ils menacent de boycotter la rentrée scolaire 2017-2018, si jamais leurs revendications ne sont pas satisfaites. Malgré l’austérité économique actuelle du pays, les laissés-pour-compte de la République ne faiblissent pas et trouvent le moyen de se faire entendre.

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