Droits de l’homme : le département d’Etat américain épingle le Congo-Brazzaville

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Les rapports sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville se suivent et se ressemblent ces derniers temps. Le dernier en date est celui du département d’Etat américain (Ministère des affaires étrangères des Etats-Unis d’Amérique), qui est tout aussi accablant que ceux publiés antérieurement par plusieurs O.n.gs des droits de l’homme, entre autres Amnesty internationale et la F.i.d.h (Fédération internationale des droits de l’homme). En effet, il ressort du rapport de 40 pages du département d’Etat américain, rendu public au début de la semaine passée, que la quasi-totalité des droits fondamentaux, pourtant protégés et par les traités internationaux et par la Constitution du pays, tout comme le code de procédure pénale, ont été violés au Congo en 2016. C’est une litanie d’atteintes aux droits de l’homme que le gouvernement américain énumère dans ce rapport: des disparitions forcées à la torture systématique, en passant par le viol et les restrictions délibérées de l’aide humanitaire, notamment dans les violences dans le Département du Pool, l’interdiction d’accès dans les lieux de détention des prisonniers dont certains seraient secrets. Les auteurs des actes incriminés sont, selon ledit rapport, les agents de l’Etat, qui seraient couverts par l’impunité, dans la grande majorité. Le gouvernement congolais n’a, jusque-là, pas encore réagi au rapport du gouvernement américain sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville.

Informations supplémentaires