Coup d'oeil en biais

Les écuries «Américains» et «Arabes», des dangers publics!

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Ces deux groupes de jeunes gens rivaux dictent leur loi à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville. Le territoire des «Américains» est compris entre la rue 5 Février et la rue Mbaka, et celui des «Arabes», de la rue Mbaka jusqu’à la rue Mbochi. Ces deux groupes de gangs se regardent en chiens de faïences. Ils s’interdisent de traverser le territoire de l’autre, au risque de provoquer un conflit. Par ailleurs, ces jeunes, friands de drogue, ont la particularité de se faire justice, munis d’armes blanches et de gourdins, lorsqu’un des leurs est l’objet d’une menace. Ils tiennent régulièrement en émoi les habitants du quartier, à cause des bagarres, des vols à la tire, de la perturbation des matchs de football, etc.

Des étudiants dispersés à coups de gaz lacrymogène à Brazzaville

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Suite au retard de paiement de la bourse du quatrième trimestre, les étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines (qu’on appellera bientôt Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines) ont bruyamment manifesté leur colère devant leur établissement, lundi 20 février 2017. Mais, comme on l’a souvent si bien vu, leur mouvement a été dispersé, brusquement, par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes. Mercredi 22 février, ils ont repris leur manifestation, et la police  les a chargés, à nouveau. Quelques étudiants auraient été appréhendés. Souvent, ceux-ci n’ont pour seul moyen de pression que la grève. C’est à ce moment que le gouvernement pense à payer leur bourse.

Direction générale du C.f.c.o : Raoul Essou remercié

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C’est lors de son séjour à Pointe-Noire, lundi 20 février dernier, que le ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Gilbert Mokoki, a mis fin aux fonctions de directeur général du C.f.c.o (Chemin de fer Congo-Océan), à Raoul Essou, qui est maintenant libre de faire valoir ses droits à la retraite. Il a été relevé à la suite d’une importante séance de travail tenue à la direction générale du C.f.c.o, par le ministre lui-même, avec la participation des syndicalistes, en présence du préfet Alexandre-Honoré Packa. Ces derniers temps, le C.f.c.o est secoué par une tension sociale, depuis que le trafic sur le chemin de fer est interrompu, dans le Département du Pool, en raison des actes de sabotage des ninjas-nsiloulou. Le climat était devenu tendu entre les travailleurs et la direction générale à qui les travailleurs reprochaient de ne pas être attentifs à leur situation. Par rapport à la situation créée dans le Pool, la direction générale du C.f.c.o n’a même pas eu d’initiatives palliatives. Le ministre des transports a préféré procéder au changement, pour redonner un nouveau souffle au C.f.c.o. Pour l’instant, c’est le secrétaire général, Jean-Claude Tchimbassa, qui assure l’intérim de la direction générale.

Des habitants de la rue Kitengué se plaignent de la pénurie d’eau dans leur bloc

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L’eau ne coule plus des robinets des domiciles situés dans la rue Kiténgué, notamment ceux du bloc situé entre l’avenue du Temple et l’avenue Cornu Gentil qui mène droit à l’un des portails d’entrée de la paroisse Saint-Pierre Claver, au croisement avec la rue Félix Eboué, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville. Leurs robinets ne chantent plus voici près de deux mois, contrairement aux familles des rues avoisinantes qui ont l’eau de la S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) si ce n’est  en permanence, du moins par intermittence. En tout cas, ils ne comprennent rien à ce qui se passe. Ils sont dans l’angoisse quotidienne  de s’alimenter en eau courante. Une corvée qu’ils croyaient terminée dans un quartier où le réseau de distribution d’eau de la S.n.d.e est très vieux. Les tuyaux sont-ils devenus, subitement, vétustes? Non, puisqu’ils ont été réhabilités, disons modernisés, il n’y a même pas cinq ans. Alors que se passe-t-il? Ce que demandent les habitants concernés, c’est que l’eau coule sans arrêt des robinets. Pour cela, ils demandent à la S.n.d.e de revoir et réparer son réseau dans la rue Kiténgué.

Le gouvernement congolais épinglé par Amnesty International

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Amnesty International a dressé un constat alarmant dans son rapport annuel qui décrit les abus commis par les groupes armés, mais aussi par les gouvernements. Plusieurs pays africains sont épinglés pour la répression des mouvements d’opposition et de manifestations pacifiques. Commentant ce rapport, et parlant notamment du cas du Congo-Brazzaville, sur Rfi (Radio France internationale), mercredi 22 février 2017, Samira Daoud, directrice régionale Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International, a déclaré: «La situation au Congo- Brazzaville est extrêmement préoccupante, pour nous, et, malheureusement, les autorités congolaises nous refusent l’accès dans le pays. Donc, nous n’avons pas la possibilité d’aller enquêter sur place. Ce que nous avons constaté déjà depuis plusieurs mois, c’est que le droit d’exprimer les opinions politiques divergentes et le droit de manifester ne sont manifestement ni respectés ni protégés. Et il y a de nombreux prisonniers que nous considérons comme des prisonniers d’opinion, qui ont été arrêtés et pour lesquels nous demandons la libération, comme Paulin Makaya, par exemple, ou d’autres pour lesquels nous sommes particulièrement inquiets quant à leur état de santé. Donc, nous demandons aux autorités congolaises, d’une part, de libérer les prisonniers d’opinion,  et par ailleurs que la lumière soit faite sur les conditions de décès de monsieur Marcel Ntsourou.»

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